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Podcast : C’est ça la France

Nathalie Schraen-Guirma : « Bonjour Raynaut Escorbiac. Selon un sondage Opinionway, les deux tiers des personnes interrogées estiment avoir augmenté leur consommation de produits français depuis l’épidémie de Covid. Comment vérifier que cela est réellement fait en France ? Vous, vous avez trouvé le moyen d’y répondre.

–  Raynaut Escorbiac : Alors déjà c’est une bonne nouvelle ! À laquelle on pensait déjà avant le drame du Covid et pour laquelle on se battait. Puisqu’en effet quand on a créé Inersio, on l’a fait avec une seule idée, c’était de pouvoir proposer aux chefs d’entreprises, aux directeurs commerciaux, à tout ceux qui voyageaient en fait à l’extérieur de leur base, d’avoir dans leur poche leur entreprise, en ayant accès avec un savoir technologiques particulier, puisqu’on filme en vidéo 360 que nous rendons interactives. Et le Covid nous a encouragé à accentuer cette diversification Puisqu’en fait on a créé cette plateforme, Franceimmersive, qui permet maintenant de voir en ligne des entreprises à savoir-faire français. Qui produisent en France. Parce que c’est ça que vous soulevez, c’est la difficulté de comprendre où est la limite.

Nathalie Schraen-Guirma : Exactement ! Alors là on voit tout vous voulez dire ? C’est à dire que vraiment c’est de la visite guidée ? Faites nous rêver d’ailleurs, qu’est-ce qu’on peut voir ? Des chocolateries ? Du savon de Marseille ? De la grosse industrie ? Alors on va où avec Franceimmersive ?

Raynaut Escorbiac : Alors exactement, tout ce que vous avez raconté se trouve déjà sur Franceimmersive. Allez, je vous fais rêver dans un vignoble directement ? Vous allez le voir comme il est, c’est à dire que vous allez le voir filmé pendant les vendanges par exemple ou le traitement de la vigne. On va aller filmer dans le chai. On va quand même un petit peu scénariser, on ne filme pas tel que c’est mais on va un peu scénariser avec les collaborateurs de l’entreprise en général et on va filmer en 360. Ce qu’il y a de rigolo avec une caméra 360 c’est qu’on voit tout, et les défauts ! Et moi je pense que « les défauts » de l’industrie prouvent aussi sa présence sur notre sol. Du coup c’est un espèce d’outil super marketing qui finalement vient aussi contrecarré le super marketing.

Nathalie Schraen-Guirma : Oui oui, c’est une manière de prouver que c’est pas un semblant de fabrication, c’est vraiment fabriqué sur place. Il y a tout.

Raynaut Escorbiac : Exactement, par exemple une chocolaterie, quand on fait un film institutionnel on va avoir de très très belles images assez léchées, sur les chocolats, sur les mains peut-être même des collaborateurs de l’entreprise. Nous on filme ce que l’œil voit. Donc on va voir des machines, des gens sur des machines, des process, et puis s’il y a du chocolat qui déborde un peu du moule, on le voit aussi et ça rend vivant. En faite, c’est une vraie visite.

Nathalie Schraen-Guirma : Comment les entreprises ont accueilli cette plateforme ? Et d’ailleurs elles sont nombreuses aujourd’hui ? 

Raynaut Escorbiac : Alors, elles l’accueillent plutôt favorablement. Après la problématique c’est qu’il y a quand même un coût parce que comme je vous le raconte c’est de la vidéo 360. Moi j’ai des équipes spécialisées dans la vidéo, des scénaristes, donc il y a quand même un travail préalable à réaliser et ensuite un gros travail technique à réaliser. Nombreuses, pas assez je dirais. Parce que c’est nouveau premièrement, et deuxièmement parce qu’il faut un temps de réalisation. Je peux vous citer des exemples qu’on est en train de réaliser pour des écoles. Par exemple une école de joaillerie à Paris qui est magnifique, en plein cœur de Paris, qui aujourd’hui est bloquée parce qu’elle ne peut pas faire de journées portes ouvertes. On peut réaliser des films immersifs dans différents domaines d’activité par exemple pour des carrières, les carrières c’est hyper méconnus.

Nathalie Schraen-Guirma : Ça prend combien de temps pour vous justement si on va visiter une carrière, sur place prendre assez d’images pour nous proposer une visite en 360 degrés ? Combien de temps de réalisation ?  

Raynaut Escorbiac : En projet global faut compter à peu près entre 1 et 2 mois.

Nathalie Schraen-Guirma : Ah quand même ! Donc c’est un budget, parce qu’il faut rappeler que c’est gratuit pour nous ? C’est accessible à tous gratuitement, pour le public.

Raynaut Escorbiac : C’est exact, pour les visiteurs. Parce qu’en fait le but, c’est de montrer que par la visite, l’entreprise acquiert un peu de ROI (« Return On Investment » ou Retour Sur Investissement) que ce soit par la notoriété, que ce soit quand elle fait du retail : un lien vers son site web. Donc on va augmenter le panier moyen, accroître sa visibilité. Dans du B2B, on fait pas mal de films immersifs dans du B2B, on va accroitre son taux de transformation en faisant visiter son entreprise. Un peu comme une visite physique fait partie d’un process de vente, aujourd’hui la visite immersive intègre le processus de vente à distance donc c’est un peu plus simple.

Nathalie Schraen-Guirma : Donc il faut faire comprendre justement à ces entreprises, ce que peut apporter une plateforme comme Franceimmersive. Ca permet effectivement de montrer que les produits sont bien faits en France, de valoriser les savoir-faire, artisanaux, ancestraux. Alors il faut le dire, cette plateforme vous l’avez quand même créé en un temps record.

Raynaut Escorbiac : [rigole] C’est gentil, c’est vrai on a beaucoup travaillé. On s’y est mis, comment dire, mais enfin c’est un peu le light motif des chefs d’entreprise. On est contraint de rebondir. On s’y est mis quand on a été confiné, quand on a été confiné nous on proposait des visites immersives dans les casques. Parce qu’en faite dans les casques, c’est un véritable outil de téléportation. C’était un peu comme si j’inventais la voiture volante et que je devais finalement fabriquer des voitures roulantes, vous voyez ? Et bien c’était un peu pareil. Et finalement on a compris qu’en ligne, ce qu’il y avait d’intéressant c’est que le public s’élargissait considérablement même si on perdait un peu le côté téléportation, on gardait le côté découverte ! Et alors il se trouve qu’en plus ça a été accompagné par comme vous l’avez dit tout à l’heure, par comme un engouement particulier pour le « made in France », et aujourd’hui visiter une entreprise qui fabrique des luminaires ou des produits en silicone, voilà, le français aime bien. Moi personnellement j’aimais bien les usines et – là encore plus -. C’est fabuleux de rentrer dans des secrets de fabrication des usines. Aujourd’hui il y a aussi un mouvement qui participe à la réindustrialisation de la France, ou en tout cas de stopper notre désindustrialisation. Moi je pense que en tout cas, nous on s’inscrit dans cette démarche car nous ne réalisations que des visites d’entreprises françaises.

Nathalie Schraen-Guirma : Alors pour ceux qui nous écoutent, comment retrouver ces visites virtuelles ? 

Raynaut Escorbiac : Vous allez tout simplement sur franceimmersive.com et il y a un petit moteur de recherche vous allez voir, c’est rangé par catégories et on va pouvoir aussi voyager parce que ça marche aussi pour les villes, pour les lieux touristiques, pour les terroirs. Et après quand on est féru on va trouver des industries, des savoir-faire vous l’avez dit des savoir-faire ancestraux. »

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